La Rencontre écomomique 2002 un énorme succès

ABRAM-VILLAGE — Les plus de 60 entrepreneurs et invités francophones qui ont participé à la Rencontre économique 2002, le 2 novembre à Abram-Village, ont reçu tout un souffle de motivation pendant la pleine journée de conférences et d’ateliers stimulants ainsi que de présentations informatives.

« Ça été un énorme succès, » déclare Mlle Monica Arsenault, la coordonnatrice de la conférence. « Nous n’avons reçu que des commentaires positifs de la journée entière. »

Elle signale qu’on a atteint tous les objectifs que les organisateurs — le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) de l’Î.-P.-É. et La Société de développement de la Baie Acadienne (SDBA) — avaient fixé pour cette journée si longtemps attendue.

On a réussit à rassembler des entrepreneurs acadiens et francophones de l’Île afin de les aider à développer de nouveaux partenariats d’affaires; à sensibiliser les entrepreneurs aux services qui sont mis à leur disposition pour les soutenir dans leur travail quotidien; à informer les jeunes entrepreneurs sur leurs choix d’orientation et sur leurs perspectives de carrières; à aider les entrepreneurs déjà en affaires à acquérir de nouvelles connaissances techniques dans divers domaines et à promouvoir les services offerts par les entrepreneurs de l’Île à l’échelle de la province et auprès des autres Acadiens, francophones et francophiles.

Le point saillant de la journée fut sans doute le lancement de la nouvelle Chambre de commerce acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard, établit en étroite collaboration avec le Greater Summerside Chamber of Commerce. Des représentants des deux organismes ont signé un protocole d’entente lors d’un vin et fromage en fin d’après-midi.


Pour débuter la conférence, tenue au Centre Expo-Festival, M. Gilles DesRosiers, président du RDÉE, et Mme Louise Comeau, directrice-générale de la SDBA, ont adressé quelques mots de bienvenue.
Le premier conférencier, M. Martin Latulippe, a fait démarrer la journée avec grand élan. Ce jeune athlète/motivateur/auteur hyperactif de Moncton, N.-B., dans sa présentation super-mouvementée, a généré un atmosphère de bonne humeur et d’enthousiasme, tout en adressant le thème « Ces petites actions qui font une grande différence au sein de votre entreprise » et en encourageant les entrepreneurs de dépasser leurs peurs. Les gens ne pouvaient s’empêcher de s’embarquer dans l’esprit de l’expérience que leur présentait M. Latulippe. À son invitation, ils ont dansé, crié et sauté, tant ils débordaient d’énergie en entendant ses paroles motivantes.

L’expert en marketing M. Camille D. Roberge de Montréal, Qué., a continué le rythme déjà établit avec sa présentation intitulée « Arrêtez de vendre, laissez vos clients acheter ».

Utilisant son dynamisme et son humour contagieux, cet auteur-formateur a encouragé les participants à changer leur façon d’adresser leurs clients, soit en offrant activement de l’aide sans pour autant les pousser d’acheter, ce qu’il considère une méthode de vente préférée par les clients.

Par l’entremise d’exercices, M. Roberge a également invité les gens à la conférence à examiner les manières instinctives de penser des gens et à adresser ces besoins.

Le dernier présentateur de la matinée, M. Elie Richard de Moncton, N.-B., ancien éditeur en chef du Atlantic Chamber Journal, a discuté des bénéfices d’adhésion à une chambre de commerce — tels des meilleurs tarifs pour les cartes de crédit, des opportunités de réseautage avec d’autres entrepreneurs et un accès privilégié à divers informations sur des projets commerciaux en voie de développement.

En après-midi à l’École Évangéline, trois panels d’experts ont offert l’occasion à tous les participants d’en apprendre davantage sur des sujets de grande importance aux entrepreneurs francophones.
Le premier atelier, intitulé « Mes entreprises, mes finances », fut livré par M. Jules Gallant, directeur de la succursale de Wellington de la Caisse populaire Évangéline, et M. Richard Harvey, agent financier de la firme Richard Harvey et Associés de Summerside. Ces deux experts ont adressé divers sujets et répondu maintes questions en ce qui a trait aux finances — par example, les avantages d’incorporation, les sources de financement, les impôts, les épargnes-retraite, l’assurance-maladie et les relations avec les banquiers.

Mme Angie Cormier a présenté la session « Les femmes viennent de Vénus, les hommes viennent de Mars, est-ce la même chose dans une entreprise? », qui fut « marrainée » par l’Association des femmes acadiennes et francophones de l’Île- du-Prince-Édouard, grâce à des fonds reçus de Condition féminine Canada, Région de l’Atlantique.

Elle a partagé des statistiques intéressantes, montrant que les femmes, en général, en 1991 gagnaient un salaire qui se situait à seulement 63 pour cent de celui des hommes. De plus, les femmes francophones gagnaient moins que les femmes anglophones. Aussi, 60 pour cent de la main- d’oeuvre féminine francophone se trouvait dans trois secteurs à salaire faible: les services personnels et commerciaux, les emplois de bureau et les emplois dans la transformation.

Mme Cormier a cependant indiqué que la situation, de nos jours, est en voie de changement, malgré que les salaires ne sont pas encore équitables.

Des recherches ont démontré que les femmes en affaires ont tendance à vouloir discuter davantage quand des situations se présentent tandis que les hommes veulent passer immédiatement à l’action.

Le dernier atelier portant sur le marketing en 2002 fut offert par les deux conférenciers de la matinée, M. Martin Latulippe et M. Camille D. Roberge, ainsi que M. Gilles DesRosiers, propriétaire de la compagnie City Copy Shop. Le trio a adressé une vaste gamme de sujets touchant ce secteur — tels l’évolution du marketing, les montants que l’on devrait investir à cette fin, les nouvelles technologies, les moyens pour mesurer l’efficacité de ses efforts dans ce secteur et les méthodes pour cibler son marché et pour s’adapter à cette clientèle.

De retour au Centre Expo-Festival, les participants ont entendu une courte présentation par Tammy MacWilliams, agente d’information du Centre de service aux entreprises Canada/Î.- P.-É. Elle a présenté un aperçu des services bilingues offerts, a mentionné que le centre possède une assez grande bibliothèque d’information et offre ces ressources dans divers centres d’affaires un peu partout dans la province. Finalement, elle a parlé du système informatisé reliant le site web du centre aux lignes téléphoniques du bureau et des clients qui appellent.
M. Françis Thériault, coordonnateur du RDÉE, a ensuite expliqué le rôle de cet organisme et de ses secteurs d’intervention — le développement rural, le tourisme, l’économie du savoir et l’intégration des jeunes dans le développement économique.

Il a ensuite invité les gens à participer au concours provincial des Lauriers de la PME (petite et moyenne entreprise). Quatre entrepreneurs, soit un dans chacun des secteurs prioritaires du RDÉE, seront nommés lauréats de ce prestigieux prix. Le RDÉE doit recevoir les nominations au plus tard le 31 décembre 2002. Les gagants provinciaux feront alors compétition au niveau national. Les quatre grands lauréats Canadiens seront honorés au Gala des Lauriers de la PME 2003 le 22 mars à Ottawa.

Lors du banquet en soirée, les participants ont pu se divertir en surveillant un spectacle par la troupe comique Les Bilingues et en écoutant la musique d’artistes locaux, tels Patsy Richard, Mario Robichaud, Marcel Caissie, Philippe LeBlanc et Tanya Burbine.

Lors des pauses au cours de la journée, les participants ont pu circuler dans la salle du Centre Expo- Festival pour visiter des kiosques montés par le Centre de service aux entreprises Canada/Î.-P.-É., l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, Gazel, la Société éducative de l’Île-du-Prince-Edouard et Développement des ressources humaines Canada.

La Rencontre économique 2002 fut rendue possible grâce à la collaboration de Développement des ressources humaines Canada, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique et Expansion des affaires de l’Île-du-Prince-Edouard.

La coordonnatrice de la journée indique que les gens d’affaire de la communauté francophone, après seulement deux conférences annuelles, semblent déjà s’attendre que cet événement se continuera. Pour leur part, le RDÉE et la SDBA ont toute intention de satisfaire à cette demande. La première conférence fut tenue à Summerside et la deuxième dans la région Evangéline. Les organisateurs se pencheront alors sur la possibilité de tenir les prochaines conférences dans les autres régions acadiennes et francophones de la province.

(Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Raymond J. Arsenault, agent en communications au Réseau de développement économique et d’employabilité — le RDÉE — à Wellington au 854-3439.)

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