Les femmes explorent le potentiel d’entrepreneuriat lors d’une conférence économique

SUMMERSIDE – Une douzaine de femmes qui ont déjà une entreprise ou qui aimeraient se lancer en affaires ont indiqué que bon nombre d’obstacles leur bloquent souvent le chemin, lors d’une conférence économique pour femmes à Summerside le 24 octobre.

La conférence fut organisée par l’Association des femmes acadiennes et francophones de l’Î.-P.-É. en collaboration avec RDÉE Île-du-Prince-Édouard. Le financement pour la soirée est parvenu de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APÉCA).

Les femmes ont indiqué qu’elles aimeraient bien recevoir de la formation sur le démarrage d’une entreprise, accès à plus de fonds gouvernementaux pour les aider au cours des deux ou trois premières années d’opération et accès à une expertise dans le domaine du marketing et de la gestion financière.

Certaines ont mentionné qu’un des gros obstacles à l’entrepreneuriat est le fait que les entrepreneurs ne sont pas éligibles aux congés de maternité et ont difficilement accès aux avantages sociaux en raison des coûts si élevés.

Les participantes ont d’abord eu l’occasion de s’informer sur les services qui leur sont offerts par diverses agences et ministères gouvernementaux et paragouvernementaux. Lisa Rousselle leur a parlé des programmes de Développement des ressources humaines Canada, Tammy MacWilliams leur a présenté les informations sur les services de l’APÉCA et du Centre de services aux entreprises Canada/Î.-P.-É. et Janine Arsenault leur a parlé des services de RDÉE Île-du-Prince-Édouard.

L’animatrice Angie Cormier a ensuite fait un exposé général du projet « Des pas vers l’avant ». En gros, ce projet a été conçu dans le but d’améliorer la situation économique des femmes acadiennes et francophones de l’Île afin de leur permettre d’atteindre une meilleure autonomie et sécurité économiques et des emplois. Pour ce faire, le projet a entrepris, entre autres, une enquête provinciale afin de déterminer les barrières qui empêchent les femmes en question d’atteindre ce statut. Les résultats de cette enquête en ce qui touche l’entrepreneuriat chez les femmes ont été présentés.

Les six grands besoins sont :

– les services de bureau communautaires et par télétravail;

– les services de santé communautaires en français pour les ainé(e)s et la petite enfance;

– les services de menuiserie, de rénovation et d’entretien des foyers et des bâtiments;

– la production dans le secteur du développement culturel et artisanal;

– les services de traiteurs;

– et les services en horticulture.

Les participantes à la conférence ont alors entamé une discussion sur les besoins des femmes entrepreneures. Cette activité a pris forme de jeu de budgétisation. On simulait un financement de 10 000 $ du gouvernement et elles devraient préparer un budget ministériel afin de combler les besoins en ce qui a trait au démarrage d’une entreprise.

On alors pu déterminer les priorités des participantes en examinant les montants accordés pour chacun des items budgétaires. Ces priorités, en ordre, sont la formation, le financement, le démarrage, la gestion financière, le marketing, l’appui aux micro-entreprises, les ressources humaines, les entreprises à domicile et, finalement, l’information et la motivation à l’entrepreneurship.

Suite à une suggestion des participantes, l’association étudiera la possibilité d’organiser un sommet des femmes entrepreneures en Atlantique.

Les besoins et les préoccupations identifiés lors de la conférence aideront à orienter les plans d’action de la prochaine année de l’Association des femmes acadiennes et francophones, RDÉE Île-du-Prince-Édouard et de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard.

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