Nouveau projet de mentorat pour les jeunes Acadiens et francophones de l’Île

La communauté acadienne célèbre un nouveau projet dementorat, rendu possible grâce à l’aide du gouvernement du Canada, qui vise à encourager les jeunes francophones et Acadiens qualifiés de l’Île à faire carrière à l’Île-du-Prince-Édouard.

La Société de développement de la Baie acadienne, en partenariat avec RDÉE Île-du-Prince-Édouard, coordonnera ce projet d’envergure provinciale du nom de PERCÉ –Programme d’entrepreneurship régional, communautaire et économique.

L’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) versera une somme de 60 564 $ à ce projet dont le but est de contrer l’exode des jeunes insulaires.

« Le gouvernement du Canada reconnaît le besoin d’investir dans le perfectionnement de nos jeunes, parce que leurs idées, leur dévouement et leur enthousiasme représentent la clé d’une économie régionale forte pour l’avenir, a déclaré l’honorable Joe McGuire, ministre de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. L’appui de l’APECA envers le projet PERCÉ rappelle à nos jeunes Acadiens et francophones que l’Île‑du‑Prince-Édouard recèle de nombreuses occasions de faire carrière et de réussir. »

Dix jeunes acadiens ou francophones de l’Île, ayant récemment complété leurs études post-secondaires ou leur avant-dernière année d’études universitaires ou collégiales, recevront d’abord une semaine d’orientation au début mai 2004.

« Ils rencontreront des entrepreneurs et employeurs, visiteront plusieurs entreprises et recevront des renseignements sur les possibilités d’emplois et d’entrepreneurship à l’Île, a expliqué Janine Arsenault, agente de développement rural de RDÉE Île-du-Prince-Édouard. Ils seront en outre informés sur les programmes d’aide aux entrepreneurs et seront invités à se refamiliariser avec l’Île. »

Ensuite, on leur offrira dix semaines de stage en milieu de travail dans une entreprise qui se spécialise dans le domaine d’études des jeunes afin qu’ils puissent mettre en pratique leurs nouvelles connaissances. Une partie de leur temps sera consacrée à l’apprentissage du travail en question tandis que le reste du temps visera le mentorat, c’est-à-dire que les jeunes suivront l’entrepreneur pour apprendre comment il ou elle fait ses affaires.

Le programme payera une partie du salaire des participants. Les entreprises devront payer l’autre partie. Suite au projet, on espère que certains des employeurs pourront garder les jeunes au sein de leur entreprise ou les embaucher une fois leurs études complétées.

Giselle Bernard a été embauchée pour s’occuper de la coordination du projet pour une période de huit mois. Elle s’occupera de la promotion, du recrutement, du jumelage des entrepreneurs et des participants du projet, de la panification de la semaine d’orientation et de la surveillance du programme pendant l’été.

Une session d’information aura lieu au printemps pour sensibiliser les entrepreneurs et employeurs au projet.

Un comité consultatif provincial a également été formé pour orienter la direction du projet PERCÉ. On cherche aussi à trouver des promoteurs du projet dans diverses universités canadiennes où fréquentent des étudiants de l’Île.

Un deuxième volet du projet porte sur le développement d’une base de données de jeunes diplômés francophones de l’Île indiquant leur niveau d’éducation, leur expertise, leur expérience de travail et leurs coordonnées. Lorsqu’un employeur se cherchera un employé avec des compétences dans un certain domaine, il sera alors facile de lui trouver des noms d’employés potentiels. La SDBA a déjà débuté une base de données d’entrepreneurs francophones. Un accès aux deux listes permettra un jumelage plus efficace.

Les fonds accordés par l’APECA proviennent de l’Initiative pour jeunes entrepreneurs (IJE), une mesure dotée d’un budget de 15,6 millions de dollars visant à développer l’entrepreneurship et les compétences en affaires des jeunes âgés de 15 à 29 ans au Canada atlantique. Il s’agit d’un des trois volets du Partenariat pour l’entrepreneurship et le perfectionnement des compétences en affaires annoncé en octobre 2002, qui permettra à l’APECA d’investir dans divers projets d’entrepreneurship pour les jeunes.

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