Les immigrants utilisent souvent l’Île comme porte d’entrée au reste du Canada, signale Wilfred Arsenault

Un comité gouvernemental suggèrera des moyens pour retenir les nouveaux arrivés

SUMMERSIDE – L’Île-du-Prince-Édouard se trouve dans un dilemme alors que cette province tente de trouver un plus grand nombre de travailleurs pour remplacer le nombre grandissant de personnes qui sont présentement à la retraite ou qui y seront bientôt. Malheureusement, elle ne réussit qu’à attirer que de 100 à 300 immigrants par an.

Réduisant davantage l’impact de ces immigrants d’outremer sur le marché du travail est le fait que bon nombre d’entre eux ne considèrent l’Île qu’une porte d’entrée au reste du Canada. Dans bien des cas, après quelques mois ici, ils quittent la province en direction des grandes villes du pays.

Voilà ce qu’a déclaré Wilfred Arsenault, président du Comité permanent de l’Assemblée législative sur les affaires communautaires et le développement économique, lors de sa conférence suite à la récente réunion annuelle de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard à Summerside. Son comité a récemment effectué des consultations publiques afin de solliciter des suggestions sur le développement d’une stratégie d’immigration. Trente-quatre groupes se sont présentés devant le comité pour présenter leurs perspectives; une douzaine d’autres groupes ont soumis leurs suggestions par écrit.

La Chambre de commerce s’était présenté devant le comité afin d’assurer une place pour la communauté acadienne et francophone de l’Île au sein de la stratégie provinciale. Le président a rassuré les membres de la chambre que ses interventions seront mentionnées dans le rapport, qui devrait être déposé d’ici quelques semaines.

M. Arsenault comprend bien pourquoi les immigrés quittent cette province. D’abord, les nouveaux arrivés trouvent généralement ici que très peu de gens de leur ethnicité ou qui parlent leur langue. Ensuite, les employeurs d’ici hésitent souvent d’embaucher des gens de diverses races, malgré leurs qualifications.

Il faut donc commencer à changer la situation de la base si on veut même penser à essayer d’attirer plus d’immigrants, suggère le président. D’abord il faudrait faire bien plus de sensibilisation auprès de la population de l’Île. Le président du comité mentionne que bon nombre de gens ne savent probablement pas qu’il y existe une quarantaine de différentes cultures ici à l’Île.

Malgré que M. Arsenault ne puisse pas dévoiler le contenu du rapport final, il a mentionné qu’on exigera bien sûr une plus grande coopération au niveau des provinces de l’Atlantique. La stratégie de recrutement d’immigrants devra aussi mettre un accent considérable sur le cachet francophone de l’Île, qu’il considère pourrait certainement jouer à l’avantage de la province.

On suggèrera aussi la création d’une division gouvernementale pour s’occuper du dossier de l’immigration ainsi que d’un bureau d’immigration.

La province devrait s’attarder non seulement aux immigrants mais aussi aux anciens résidents de l’Île qui demeurent à l’extérieur de la province, signale-t-il.

BAS DE PHOTO: Angie Cormier, présidente sortante de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Î.-P.-É., remercie Wilfred Arsenault, président du Comité permament de l’Assemblée législative sur les affaires commuautaires et le développement économique, d’avoir agit en tant que conférencier à la réunion annuelle de la chambre.

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