La SDBA et la communauté continuent de réussir malgré les nombreux défis

WELLINGTON – le 29 juin 2006 – Malgré les nombreux défis qu’envisagent la région Évangéline et les autrescommunautés rurales, tels l’exode des cerveaux et la diminution de la population en raison de cet exode, de la dénatalité et du vieillissement de la population, « nos intervenants communautaires ne tournent pas le dos en levant les bras, mais se serrent plutôt les coudes pour redonner à la communauté acadienne et francophone la vitalité nécessaire à sa survie. »

C’est avec enthousiasme et optimisme que Raymond Arsenault, président de la Société de développement de la Baie acadienne (SDBA), prononce ces paroles dans le rapport annuel de la société, déposé lors de son assemblée générale annuelle à Wellington le 27 juin. La SDBA avait officiellement marqué son 10e anniversaire au cours de l’année 2005.

M. Arsenault a mentionné qu’il n’est pas toujours évident de réussir le développement économique communautaire dans une petite région rurale. « Premièrement, étant une communauté linguistique minoritaire, nous n’avons pas la masse critique de population pour attirer l’entreprise privée à investir de façon significative chez nous. Faute de manque de ressources humaines, d’infrastructures, de main d’oeuvre et de salaires intéressants, nos régions ne sont pas toujours les lieux les plus attrayants pour s’y installer »

Cependant, il se dit toujours fasciné par la créativité et la détermination des citoyens de la région Évangéline quand vient le temps de faire face à un défi. Il estime que c’est l’esprit coopératif qui est grandement responsable de la survie économique de la communauté.

La directrice générale, Louise Comeau, a mentionné que le plan d’action global de la SDBA est tiré directement du Plan Vision de la région. La mise en oeuvre des activités de ce plan seraient impossibles sans l’appui et la collaboration de plusieurs partenaires gouvernementaux et communautaires. En fait, le message de Mme Comeau dans le rapport annuel est intitulé « Le partenariat fait la force ».

« La détermination des Acadiens de l’Île a fait en sorte que la taille de cette Acadie est devenue un atout plutôt qu’un handicap. C’est pour des raisons d’esprit innovateur, de coopération et de survie culturelle que l’Acadie de l’Île se trouve fréquemment au coeur de projets innovateurs ou pilotes, » a-t-elle signalé. « Bien que nous partageons les défis des autres régions rurales du Canada, nous tentons de participer à la solution. Nous l’avons bien démontré avec le projet PERCÉ qui jouit d’un grand succès au niveau de la participation. » À noter que PERCÉ vise à convaincre des étudiants postsecondaires de l’Île à revenir à cette province, suite à leurs études, pour y faire carrière; pour ainsi faire, on leur offre une semaine d’orientation et un stage d’été rémunéré chez un employeur oeuvrant dans leur domaine d’études.

La directrice a ensuite dressé un bref bilan des activités principales de la dernière année :

– l’organisation de la Rencontre économique 2005, du Banquet des entrepreneurs 2006 et de la Foire-info de l’Î.-P.-É. 2006 ;

– la coordination des programmes PERCÉ, Jeunes entreprises et Jeunes millionnaires ;

– le développement du réseau JEFLIPE et du portail Webwww.jeflipe.ca ;

– les derniers travaux pour l’installation du réseau large bande passante sans fil ;

– l’offre de plusieurs ateliers formatifs pour entrepreneurs et intervenants économiques ;

– la collaboration avec la Société éducative de l’Î.-P.-É. pour assurer l’offre de cours de métiers ;

– le maintien d’une bibliothèque de ressources et l’offre d’autres appuis aux entrepreneurs ;

– la promotion de programmes fédéraux et provinciaux ;

– un appui au projet de développement d’un réseau touristique provincial ;

– un appui au projet de redéveloppement du Centre Goéland ;

– le maintien du Centre d’accès communautaire ;

– l’organisation d’une rencontre pour pêcheurs avec un expert conseil en projets de pêche ;

– une collaboration avec les autres sociétés de développement dans plusieurs initiatives ;

– une participation à plusieurs consultations.

La SDBA a bien sûr continué à agir en tant qu’organisme délégué pour l’équipe de RDÉE Île-du-Prince-Édouard. À cet effet, le coordonnateur du RDÉE, Francis Thériault, a présenté un bref aperçu des activités de l’équipe.

On a alors présenté le rapport financier, qui démontre que la SDBA et ses installations sont en bonne santé financière.

BAS DE PHOTO : Raymond Arsenault, président de la Société de développement de la Baie acadienne, révise le rapport annuel de la SDBA avec la directrice générale, Louise Comeau, à la droite, et Caroline Landry, agente de développement de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique.

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