Un rêve devenu réalité: un réseau touristique francophone provincial est établi

SUMMERSIDE, Î.-P.-É. – le 30 novembre 2006 – La communauté acadienne et francophone de l’Île songeait depuis une décennie à établir quelque sorte de réseau provincial pour voir au développement et à la promotion de son industrie touristique. Ce rêve est finalement devenu réalité le 29 novembre dernier à Summerside alors qu’une quarantaine de joueurs clés de l’industrie ont fondé l’Alliance touristique acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (ATAFIPE).

« L’alliance regroupera et concertera les intervenants de langue française d’un bout à l’autre de la province et leur donnera une voix commune solide, » signale le président fondateur de l’ATAFIPE, Claude Blaquière. « De plus, l’alliance facilitera la mise en œuvre de projets d’envergure et l’accès à diverses ressources financières. »

L’alliance, qui sera constituée en association sans but lucratif, aura comme mission d’assurer le leadership du développement et de la promotion de l’industrie touristique acadienne et francophone de l’Île de manière à produire des retombées durables qui favorisent le développement de la communauté acadienne et francophone de l’Île et de l’ensemble de la province.

Le président signale qu’un des objectifs principaux de l’alliance sera de faire connaître l’importance et le potentiel de l’industrie touristique acadienne et francophone de l’Île auprès des gouvernements et des responsables de l’industrie touristique en Atlantique et à l’extérieur. « Lorsque de nouveaux programmes gouvernementaux seront développés ou que les programmes existants seront changés, l’alliance pourra assurer que la voix des intervenants francophones est bien entendue, ce qui n’a pas toujours été le cas dans le passé. »

On cherchera aussi à assurer que les exploitants touristiques disposent de connaissances et de services d’appui nécessaires à l’épanouissement de leurs projets touristiques. On encouragera aussi la création de nouveaux produits de qualité, la formation, l’élargissement des marchés et la croissance de l’industrie en général. On cherchera également à positionner davantage l’Acadie de l’Île comme destination touristique culturelle.

Ce fut suite aux célébrations du 400e anniversaire de l’Acadie, après avoir témoigné de belles collaborations entre intervenants touristiques de diverses régions de la province, que la Société Saint-Thomas-d’Aquin et le RDÉE Île-du-Prince-Édouard ont décidé d’examiner la possibilité de mettre sur pied un réseau touristique. Patrimoine canadien a contribué financièrement au développement d’un tel réseau. Les consultants Maurice X. Gallant de XO Consultants et Harvey Sawler de la firme 2rism ont donc consulté la communauté acadienne et francophone et ont ensuite suggéré un plan d’affaires qui pourrait satisfaire aux besoins de l’industrie.

Le conseil d’administration sera composé de 11 personnes; neuf des postes furent remplis lors de la réunion de fondation. Les six représentants régionaux sont Eugène Sauvé pour Charlottetown, Guy Landry pour la région Évangéline, Nora Williams pour Prince-Ouest, Maurice Roy pour Rustico, Louise Bourgeois pour Kings et Anne Gallant pour Summerside. Les personnes ressources sont Claude Blaquière (formation), Jeannette Arsenault (développement de produits) et Monic Gallant (culture). Les deux postes vacants sont réservés pour des membres associés.

Les conseillers se rencontreront bientôt pour commencer les démarches pour formaliser son incorporation au niveau légal, pour tenter de trouver des fonds pour embaucher un employé et élaborer un plan d’action. On prévoit bien sûr une campagne de recrutement de membres. De plus, comme point de départ, l’alliance établira des liens étroits avec les joueurs existants de l’industrie, soit au niveau communautaire, gouvernemental ou de l’industrie.

BAS DE PHOTO : Claude Blaquière, président fondateur de la nouvelle Alliance touristique acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, discute de l’envergure provinciale de l’alliance avec des représentantes des deux organismes qui ont initié et mis en œuvre le projet, soit Noëlla Richard, à la gauche, directrice adjointe de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, et Carole Bellefleur, agente de développement de RDÉE Île-du-Prince-Édouard.