La Coop des pêcheurs remporte le prix de transformation des Lauriers

SUMMERSIDE – le 22 mars 2011 – Louise Richard, au centre, adjointe exécutive de la Coopérative des pêcheurs l’Acadienne à Abram-Village, accepte le prix Lauriers de la PME 2011 Î.-P.-É., catégorie « Entreprise de transformation » lors du Banquet des entrepreneurs 2011 au Centre Belle-Alliance le 19 mars dernier.

Angèle Gallant, à la gauche, gérante de la succursale de Wellington de la Caisse populaire Évangéline, commanditaire du banquet, lui remet le prix. Angèle Arsenault, secrétaire-trésorière du Conseil d’administration de RDÉE Île-du-Prince-Édouard, a lu le discours du prix.

Nous vous présentons intégralement le discours du prix:

ENTREPRISE DE TRANSFORMATION 2011
La Coopérative des pêcheurs l’Acadienne ltée

C’est certainement impressionnant d’entendre qu’une entreprise acadienne de l’Île s’est retrouvée à cinq fois sur la liste des « 101 meilleures entreprises au Canada atlantique » de la revue Progress. Mais lorsqu’on apprend que cette entreprise est une usine à poisson qui a reçu ces distinctions dans les derniers sept ou huit ans, il faut avouer que c’est un accomplissement tout-à-fait spectaculaire.

De nos jours, quand on entend des nouvelles à propos des usines de transformation de poisson, c’est presque toujours pour dire qu’elles sont à la veille de fermer leurs portes. Mais, ce n’est certainement pas cela le cas quand on parle de la Coopérative des pêcheurs l’Acadienne à Abram-Village.

De fait, la coopérative continue toujours d’atteindre des ventes annuelles de 20 à 21 millions de dollars. De mai à octobre, elle emploie de 180 à 190 travailleurs saisonniers en plus des sept employés à plein temps. Et elle transforme le poisson d’environ 80 pêcheurs-membres de sept ports de l’Île pour le vendre partout aux États-Unis, au Canada, en Europe et en Asie. En somme, elle est l’une des plus importantes usines du genre à l’Île.

Ce n’est pas pour dire que la coop n’a jamais connu des temps difficiles et qu’elle ne rencontre pas des défis de façon continuelle. Ce qu’on dit, c’est que la Coopérative a trouvé des façons innovatrices pour faire face à tous ces défis.

C’est surtout depuis l’arrivée du gérant Jeff Malloy 14 ans passés que la situation de la coopérative a changé drastiquement pour le mieux.

La coopérative fut fondée en 1955 et représentait une amalgamation de deux coopératives qui existaient auparavant à Mont-Carmel et à Baie-Egmont. Déjà en 1959, les ventes de la coopérative avaient atteint les 332 000 $. Au début, l’usine transformait du homard dans ce qu’on appelle aujourd’hui « la vieille factorie », la longue bâtisse blanche située sur le quai d’Abram-Village. Le deuxième étage, lui, servait de logement aux travailleurs.

En 1970, on a construit l’usine actuelle. On l’a agrandit à quelques reprises puis on a continué à lui ajouter des nouveaux équipements et lignes de production. De fait, aujourd’hui, elle est l’une des usines de poisson les plus modernes au Canada.

Le homard demeure toujours roi à la Coopérative des pêcheurs. On le met en conserve, on le congèle ou on le vend vivant dans une énorme quantité de différents empaquetages et grandeurs. De plus, la coop transforme des palourdes de basse, des pétoncles et du crabe. Elle fait aussi de la pâte de homard (lobster paste) et de la salade de crabe.

Au total, la coopérative peut préparer environ 100 différents produits, ajoutant deux ou trois nouveaux produits à sa liste à chaque année. Essentiellement, on s’adapte au besoin du client pour lui livrer le produit qu’il veut dans le format qu’il le veut.

La coopérative, qui vent ses produits sous la marque « Acadian Supreme », est une des seules usines au Canada atlantique qui détient une certification d’exportation du British Retail Consortium (BRC) pour vendre dans divers pays étrangers. L’usine doit aussi adhérer strictement aux exigences de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour vendre au Canada et du Food and Drug Administration (FDA) pour vendre aux États-Unis.

La coop estime que 90 pour cent de ses ventes se font par des courtiers (des brokers).

Pour ce qui est des ouvriers, il est impossible de recruter assez de travailleurs ici à l’Île de ces derniers temps. En fait, il manque généralement de 30 à 50 ouvriers, donc on fait généralement appel à des gens d’autres parties de la province ainsi que de Terre-Neuve, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse. Cela engendre un autre problème : on trouve difficilement assez d’endroits pour héberger tout ce flux de gens dans la région Évangéline.

Même avec un nombre diminuant de pêcheurs, des difficultés de recrutement d’employés et des marchés fluctuants, la Coopérative continue à s’organiser et à s’adapter aux situations qui se présentent.

Le gérant Jeff Malloy continue à utiliser ses nombreuses connections pour assurer les ventes. Ça aide beaucoup qu’il a été président du PEI Seafood Processors’ Association et du Conseil canadien des pêches, puis qu’il siège au Comité sur le homard et les crevettes avec la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Évidement, M. Malloy est très bien connu dans l’industrie parce qu’il connait très bien son affaire. Il est souvent invité à être conférencier lors de rencontres sur l’industrie de la transformation de poisson.

Mesdames et messieurs, il me fait un énorme plaisir de présenter le prix Lauriers, catégorie « Entreprise de transformation », à la Coopérative des pêcheurs l’Acadienne. J’invite alors Louise Richard, l’adjointe exécutive, de bien vouloir s’avancer pour accepter le prix.

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