La connaissance des langues officielles : un atout pour l’économie canadienne!

Selon une étude du Conference Board du Canada

Ottawa, le 19 juin 2013 – Selon l’étude du Conference Board du Canada, Le Canada, le bilinguisme et le commerce, le bilinguisme entraîne définitivement d’importants avantages économiques.

En effet, grâce à cette recherche réalisée pour le Réseau de développement économique et d’employabilité Canada (RDÉE Canada) et la Corporation d’employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC), grâce à l’appui financier d’Industrie Canada, Le Conference Board du Canada a constaté que le bilinguisme ne profite pas seulement au Nouveau-Brunswick et au Québec, qui affichent un taux de bilinguisme supérieur, mais il bénéficie aussi à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens.

En utilisant deux techniques de calcul distinctes, plus précisément les quotients de localisation et les équations de gravité, la recherche a permis de vérifier à quel point la connaissance du français a permis d’accroître les échanges commerciaux entre les provinces du Nouveau-Brunswick et du Québec et les pays francophones. Les chercheurs sont d’autant plus sûrs de leurs conclusions que les deux techniques ont abouti à des résultats très semblables. Ainsi, ils estiment que les échanges commerciaux du Canada bilingue avec les pays francophones s’avèrent supérieurs de 65 p. 100 et même plus aux échanges commerciaux avec les pays non francophones.

Le bilinguisme ouvre des portes et rapporte gros!

« L’un des avantages du bilinguisme vient du fait que le pays augmente le volume de ses échanges commerciaux bilatéraux », indique Mario Lefebvre, directeur du Centre des études municipales pour Le Conference Board du Canada. « Jouant un rôle central dans les relations commerciales, la présence d’une langue commune, ajoute-t-il, permet à un pays de multiplier le nombre de ses partenaires commerciaux potentiels. »

« Ce rapport confirme ce que la plupart des Canadiens savent déjà : le bilinguisme procure au Canada d’importantes retombées, a affirmé le ministre de l’Industrie, l’honorable Christian Paradis. En communiquant dans la langue de leurs clients internationaux, les entreprises canadiennes bilingues sont plus susceptibles d’établir de solides relations, d’accéder aux marchés francophones et de contribuer à la création d’emplois et à la croissance ici, au pays. L’économie et la société deviennent de plus en plus intégrées à l’échelle mondiale, et de tels avantages permettent au Canada de réussir au sein des marchés hautement concurrentiels. »

Bien que les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du Canada, le volume des échanges commerciaux du Canada avec les pays francophones a beaucoup augmenté ces dernières années. En effet, de 1992 à 2011, les échanges commerciaux avec les pays francophones se sont accrus pour atteindre 7,1 p. 100 par année. C’est un peu plus que l’accroissement du volume des échanges commerciaux du Canada avec le monde entier. Le total des échanges commerciaux du Canada avec le monde a augmenté de 6,8 p. 100 par année au cours de la même période. La connaissance d’une deuxième langue semble donc permettre la diversification des échanges.

Selon l’étude, en 2011, les exportations du Québec et du Nouveau-Brunswick vers des pays francophones ont été deux fois ce qu’on aurait pu supposer compte tenu de leur part des exportations canadiennes globales. L’écart est encore plus marqué du côté des importations : le Québec et le Nouveau-Brunswick importent des pays francophones deux fois et demie ce qu’ils devraient compte tenu de leur part des importations canadiennes globales. Cela signifie que les huit autres provinces font beaucoup moins de commerce avec des pays francophones, en proportion de leur part du commerce canadien global.

Actions à venir

Au cours de la prochaine année, le RDÉE Canada et ses membres ainsi que la CEDEC poursuivront leur travail avec les chefs d’entreprises, les entrepreneurs et les autres intervenants afin de tirer profit des avantages de cette dualité linguistique qui permet de profiter de nouveaux marchés, de soutenir la croissance d’entreprises et de constituer de nouveaux réseaux d’entreprises.

« La connaissance des deux langues officielles s’avère aussi une occasion d’augmenter les échanges commerciaux non seulement avec les pays de la Francophonie mondiale mais aussi au sein de la Francophonie économique canadienne, » mentionne Gilles Lanteigne, président du conseil d’administration du RDÉE Canada. « Considérant que les provinces canadiennes, à l’exception du Nouveau-Brunswick et du Québec, comptent un pourcentage de bilinguisme variant de 4,6 à 12,3 %, ajoute-t-il, il s’agit d’autant d’occasions pour les entrepreneurs de l’ensemble du pays d’augmenter leurs échanges commerciaux, de faire des affaires entre eux, tout comme le font déjà le Nouveau-Brunswick et le Québec. »

John Gancz, le président de la CEDEC, entrevoit la possibilité que la communauté anglophone du Québec joue un rôle central facilitant la négociation d’échanges commerciaux qui profitent directement à l’ensemble du Canada. « Nous avons devant nous une opportunité stratégique », affirme John Gancz. « Les communautés de langue officielle en situation minoritaire du Canada représentent une force considérable de création d’emplois, de productivité et d’innovation, tel qu’indiqué dans le Plan d’action économique du Canada et la Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018. Grâce à une collaboration accrue de nos communautés, nous avons un très grand potentiel de nouvelles opportunités d’affaires sur les marchés canadiens et internationaux. »

Le RDÉE Canada et la CEDEC

Leader du développement économique des communautés francophones et acadienne au pays, le RDÉE Canada et ses membres ainsi que la CEDEC, une figure de proue et un moteur de développement économique communautaire et d’employabilité au Québec, soutiennent les entreprises dans leurs efforts de résolution des problèmes gênant la croissance et les aide à saisir les possibilités de développement économique au fur et à mesure qu’elles émergent.

Grâce à la nouvelle Feuille de route pour les langues officielles du Canada 2013-2018, le gouvernement du Canada a reconnu, grâce à ses investissements dans l’éducation, l’immigration et les communautés, l’importance de renforcer la vitalité économique des communautés de langue officielle en situation minoritaire, leur participation aux marchés du travail et l’importance de l’anglais et du français dans l’identité nationale canadienne, sa croissance et sa prospérité.

Cette étude a été financée par Industrie Canada sous le volet recherche de l’Initiative de développement économique (IDÉ) de la Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne 2008-2013 et commandée au Conference Board du Canada, en collaboration avec le RDÉE Canada et la CEDEC.

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Julie Gagné
Gestionnaire des communications
RDÉE Canada
Tél. : 819 592-2613
Courriel : julie.gagne@rdee.ca

Kirsten Hathaway
Agente des communications
CEDEC
Tél. : 514 755-7043
Courriel : kirsten.hathaway@cedec.ca