Une année de réussites et d’inquiétudes pour RDÉE Î.-P.-É. en 2012-2013

Financement renouvelé et projets majeurs entamés

SUMMERSIDE, Î.-P.-É. – le 26 juin 2013 – Tandis que l’équipe de RDÉE Île-du-Prince-Édouard se tenait bien occupée à appuyer ou mettre en œuvre des projets et initiatives qui ont généré des retombées économiques de 927 604 $ pour la communauté acadienne et francophone de l’Île en 2012-2013, les administrateurs du RDÉE s’inquiétaient sérieusement sur le financement futur de l’organisme puisque plusieurs de leurs partenaires déjà avaient été coupés.

« La Feuille de route sur la dualité linguistique arrivait à sa fin. Des échos au national nous disaient que le financement serait possiblement renouvelé mais avec des coupures, » a raconté Bonnie Gallant alors qu’elle livrait son rapport de la direction générale à l’assemblée générale du RDÉE le 25 juin à Summerside.

« Nous avons finalement pu commencer à respirer normalement lorsque nous avons été informés que notre contrat de l’année 2012-2013 serait étendu par trois mois et, lorsque le budget fédéral serait annoncé et les sommes attribuées, nous pourrions soumettre une demande pour les neuf derniers mois de la nouvelle année » a-t-elle continué. « Heureusement, la nouvelle Feuille de route et son Fonds d’habilitation pour les communautés de langue officielle nous ont accordé un financement opérationnel identique à celui de l’an dernier. Nous sommes très reconnaissants pour ce financement et remercions sincèrement Ressources humaines et Développement des compétences Canada pour sa contribution. »

Elle a noté que le Fonds d’habilitation a été renouvelé pour cinq ans, ce qui est alors très rassurant.

Le président du RDÉE, Martin Marcoux, a lui aussi indiqué que l’année fut remplie de « perturbations et incertitudes » alors qu’on attendait des nouvelles au sujet du financement de tous les RDÉE du pays. Il est donc bien content que les négociations et interventions auprès du gouvernement fédéral menées par RDÉE Canada ont été fructueuses.

« Cependant, après nous être essuyé le front, nous nous sommes rendus à l’évidence que nous serions maintenant appelés à combler certains des rôles que jouaient auparavant ces partenaires qui ont perdu leur financement, soit le Conseil de développement coopératif de l’Î.-P.-É. et la Société de développement de la Baie acadienne (SDBA). Avec l’aide du Centre d’action rural (CAR) de Wellington, nous sommes confiants de pouvoir combler les manques à gagner. »

En parlant du CAR, le RDÉE a été demandé d’assumer la charge de la supervision administrative du Centre car son ancien superviseur, la Société de développement de la Baie acadienne, n’avait plus d’employés administratifs.

PROJETS ET INITIATIVES

Même avec tout ce qui s’est passé au cours de la dernière année, le RDÉE – le conseil de développement économique provincial – se trouve chanceux car il s’est vu octroyé du financement additionnel pour mener plusieurs projets importants.

En fait, au cours de l’année, le RDÉE a géré des fonds et des projets dépassant juste le million de dollars. L’objectif des organismes sans but lucratif comme le RDÉE est bien sûr de dépenser les fonds accordés au bienfait de la communauté et de terminer l’année sans profit ni déficit. Pour cette année, le RDÉE a enregistré un très léger déficit de 141 $, selon le rapport financier.

Un des projets majeurs de l’année – le projet LIENS (Liant l’immigration économique à nos succès) – vise à stimuler l’économie provinciale en aidant aux employeurs de l’Île qui éprouvent de la difficulté à trouver des gens qualifiés à remplir leurs postes spécialisés. On leur offre donc l’option d’embaucher des immigrants qualifiés.

Le projet LIENS a débuté par des sessions d’information et de formation pour les employeurs ainsi que la production de plusieurs outils promotionnels au cours de la dernière année. La prochaine phase comprendra des stages de travail rémunérés pour des immigrants; ce programme sera semblable à PERCÉ. Ce projet prévoit également une grosse conférence nationale au cours de la prochaine année.

Le projet coup de cœur de l’année fut sans aucun doute le projet visant la « bilinguisation » des commerces de Souris. « Il est tellement beau de voir une communauté acadienne assimilée qui veut reprendre son français et qui fait des efforts concrets dans cette direction, » a noté la directrice générale. « Les commerçants se rendent compte que des milliers de touristes québécois, en destination du traversier des Îles-des-la-Madeleine, leur passent sous le nez, sans arrêter chez eux. Presque les seuls qui retirent des bénéfices économiques de ce trafique sont ceux qui s’affichent en anglais et en français et qui offrent des services bilingues de base. Il nous a donc été un plaisir de collaborer à diverses initiatives d’appui, incluant l’organisation d’un symposium sur le bilinguisme en affaires. »

Les activités de l’Année internationale des coopératives, la Semaine de la coopération, la Semaine de la petite et moyenne entreprise ont également demandé beaucoup du temps de l’équipe. Et bien sûr, elle a exercé beaucoup d’effort dans la livraison de ses divers programmes d’emploi et d’entrepreneuriat jeunesse, comme PERCÉ, Jeunes millionnaires, Jeunes entreprises et la Coopérative service jeunesse, ainsi que les foires carrières « Le français pour l’avenir ». L’organisation des activités de la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’Î.-P.-É. (un sous-comité du RDÉE) prennent également beaucoup de temps.

« Alors comme vous pouvez le voir, il n’y a personne qui chôme au RDÉE, » a commenté Mme Gallant, après avoir repassé une liste exhaustive d’activités décrites dans le rapport annuel (que l’on peut télécharger en cliquant ICI).

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BAS DE PHOTO : Quatre conseillers ont été élus au Conseil d’administration de RDÉE Île-du-Prince-Édouard lors de son assemblée générale annuelle le 24 juin dernier. Il s’agit, de la gauche, de Léo-Paul Arsenault (entrepreneurial – Évangéline), Donald DesRoches, représent le Collège Acadie Î.-P.-É. (communautaire – développement des ressources humaines), Réjeanne Arsenault, représentant l’Association touristique Évangéline (communautaire – tourisme), et Martin Marcoux (entrepreneurial – Charlottetown).

Pour de plus amples renseignements :

Bonnie Gallant
Directrice générale
RDÉE Île-du-Prince-Édouard
(902) 854-3439, poste 232