Edgar Arsenault nommé Champion de la diversité 2015

plaque Edgar Arsenault low resSUMMERSIDE – le 5 novembre 2015 – En cette Semaine nationale de l’immigration francophone, le projet LIENS, affilié à RDÉE Île-du-Prince-Édouard, a présenté son prix du Champion de la diversité. Le récipiendaire 2015 est Edgar Arsenault, directeur général de la coopérative Le Chez-nous ltée, une résidence pour personnes âgées en perte d’autonomie, située à Wellington.

«Selon nous, Edgar Arsenault est un employeur modèle. Il a embauché plusieurs nouveaux arrivants dans son lieu de travail,» a indiqué Catherine Rioux, coordonnatrice du projet LIENS.

M. Arsenault a été mis au courant quelques semaines à l’avance qu’il allait recevoir ce prix, mais il ne se voit pas comme «un champion» en matière de diversité. «Ici au Chez-nous, on profite de toute la sensibilisation qui a été faite au cours des 15 ou 20 dernières années dans la région Évangéline, avec l’arrivée de la famille Masarabakiza, le Carrefour d’immigration rurale puis la Coopérative d’intégration francophone et toutes les initiatives visant à faire tomber les préjugés,» explique-t-il.

«Depuis plusieurs années, nous embauchons des personnes qui viennent d’ailleurs et qui sont ici pour diverses raisons.» M. Arsenault avoue qu’au départ, il avait des hésitations concernant l’embauche de personnel issu de l’immigration. «Ma grande préoccupation, c’est la communication. Au Chez-nous, tous nos employés sont bilingues mais nous fonctionnons en français. Lorsque j’embauche une personne qui parle avec un accent différent, je m’assure qu’elle sera capable de comprendre et de se faire comprendre. Je vérifie auprès des résidents et je vérifie aussi auprès des employés.  Et c’est curieux que selon les situations, les résidents comprennent parfois mieux que les employés,» précise le gestionnaire.

M. Arsenault est parfois surpris de voir que les personnes âgées qui résident au Chez-nous n’ont absolument aucune difficulté à s’adapter aux personnes qui viennent d’ailleurs. «Nos vieux Acadiens sont très accueillants et l’ont toujours été. Ils sont curieux, ils posent des questions et c’est normal.»

Dans son rôle de gestionnaire, M. Arsenault se bute à une pénurie de personnel. «Tous les foyers de l’Île ont de la difficulté à recruter.  Ici au Chez-nous, nous avons toujours besoin de personnel. Nos horaires de travail ne plaisent pas à tout le monde. Ce sont des quarts de travail de 12 heures et chaque employé doit faire six nuits et huit jours par mois. Lorsque des candidats motivés se présentent, peu importe d’où ils viennent, s’ils sont capables de communiquer et s’ils sont intéressés à apprendre, je les essaie.  La plupart du temps, tout se passe très bien.»

Le projet LIENS est un partenaire de premier plan pour faciliter l’embauche de nouveaux arrivants. «Nous offrons un remboursement d’honoraire à l’employeur lors de l’embauche d’un nouveau arrivant francophone. Cela donne une motivation à l’employeur pour embaucher des nouveaux arrivants. Le programme de stage est financé par la province de l’IPÉ et il est flexible selon les besoins d’employabilité», a indiqué Mme Rioux. «Je pense que c’est vraiment très important de donner aux nouveaux arrivants leur première expérience canadienne.  Cette année, nous avons placé huit nouveaux arrivants en emploi. Cela leur donne des compétences, des connaissances et un réseau de contacts pour leur recherche d’emploi,» insiste Mme Rioux.

À Wellington, le Chez-nous a un lien privilégié avec le Collège Acadie, qui offre un programme de formation en soins infirmiers auxiliaires et qui recrute de plus en plus à l’étranger, notamment, au Mexique. D’ailleurs, une des étudiantes venue du Mexique, qui va commencer son cours d’infirmière auxiliaire en janvier, travaille depuis quelques semaines au Chez-nous, à temps partiel. Et elle n’est pas la seule. «Pour nous, la proximité du collège est un avantage,» ajoute M. Arsenault.

Le gérant trouve que les employées qui viennent de l’international sont des atouts pour son entreprise. «Tous les milieux de travail sont différents et toutes les personnes sont différentes.  Mais si on établit une bonne communication et un bon respect mutuel, tout est possible,» conclut-il.

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BAS DE PHOTO : Catherine Rioux, coordonnatrice du projet LIENS, présente le prix du Champion de la diversité 2015 à Edgar Arsenault.

 

(Publi-reportage préparé par La Voix acadienne)