RDÉE Î.-P.-É. content des recommandations sénatoriales pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles

WELLINGTON – le 12 mars 2018 – RDÉE Île-du-Prince-Édouard est « très content » de constater que ses suggestions au sujet de la modernisation de La Loi sur les langues officielles ont été bien entendues et même promues dans le rapport du Comité sénatorial sur les Langues officielles qui a récemment été lancé.

« Le RDÉE, le conseil de développement économique provincial francophone, espère donc que ces recommandations se transforment bientôt en loi pour davantage protéger et promouvoir le développement économique en français, surtout au niveau des jeunes et de l’immigration, » signale Martin Marcoux, président du RDÉE Î.-P.-É.

Le rapport, qui veut principalement adresser le sujet de la perspective des jeunes Canadiens, suggère entre autres que la nouvelle version de la loi doit « appuyer le développement économique, l’employabilité et l’entrepreneuriat » des jeunes.

Ce point était justement parmi ceux qu’avait abordés Stéphane Blanchard, agent de développement économique jeunesse du RDÉE, lorsqu’il a comparu devant le comité à Charlottetown en octobre dernier. D’ailleurs, le rapport fait mention directe de ses propos lorsqu’il suggère qu’il faut motiver les jeunes davantage à maintenir leurs compétences linguistiques par des renforcements comme :

  • l’amélioration d’appuis à la relève entrepreneuriale et le démarrage de petites entreprises ;
  • l’appui des initiatives locales, comme les programmes Jeunes millionnaires ou PERCÉ, qui aident les jeunes d’expression française en milieu minoritaire et qui les incitent à revenir travailler chez eux une fois leurs études terminées.

RECOMMANDATIONS

Puisque le RDÉE travaille beaucoup dans l’intégration économique des jeunes, il a beaucoup apprécié l’inclusion de la recommandation suivante qui traite du développement économique et de l’employabilité des jeunes :

« Le bilinguisme sert souvent de levier pour soutenir le développement économique et l’employabilité des jeunes. La Loi doit être en mesure de les appuyer pour développer leurs compétences dans les deux langues officielles et les encourager à faire prospérer leur communauté. Des communautés de langue officielle en situation minoritaire fortes prennent leur place dans le paysage économique et contribuent à la prospérité de leur région. La Loi doit encourager les jeunes à rester – ou revenir – chez eux pour participer à ce développement en favorisant la prise de mesures positives à cet égard, ce qui passe par une affirmation claire du rôle que jouent le développement économique et l’employabilité comme facteurs de promotion de la dualité linguistique canadienne. »

Le RDÉE travaille également intensément dans le domaine de l’intégration des nouveaux arrivants, de concert avec la Coopérative d’intégration francophone de l’Î.-P.-É., qui a, elle aussi, comparu devant le comité. On a donc beaucoup apprécié que le rapport signale qu’il est primordial de « soutenir l’immigration au sein des communautés de langue officielle en situation minoritaire, par des mesures de recrutement, de promotion et d’intégration ».

Le RDÉE fut donc également content de lire les recommandations suivantes dans le rapport :

« Avec cette diversité grandissante qui marque le Canada, à la fois sur les plans linguistique et culturel, il est essentiel pour les jeunes en milieu minoritaire de montrer de l’ouverture à l’égard des nouveaux arrivants. Ces derniers constituent un potentiel évident de renouvellement de ces communautés vieillissantes. La volonté de rapprochement avec les autres communautés linguistiques du pays est manifeste dans le discours des jeunes. Une définition plus inclusive de qui est francophone pourrait donc avoir des effets non seulement sur l’offre de services, mais aussi sur le développement et l’épanouissement de leurs communautés. »

« La Loi reste pour l’instant muette sur le rôle de l’immigration dans le contexte de la mise en œuvre de la partie VII. Il y aurait peut-être lieu de la revoir pour affirmer clairement les objectifs du Canada en la matière, ou prévoir des incitatifs pour encourager les nouveaux arrivants à s’intégrer dans une communauté de langue officielle en situation minoritaire. Pourquoi ne pas en profiter pour affirmer haut et fort le rôle des langues officielles comme facteur d’intégration à la société canadienne? Des mesures liées à l’apprentissage des langues par les immigrants pourraient voir le jour à l’intérieur de la Loi, tout comme la diversité culturelle pourrait en faire partie également. »

D’AUTRES CONTRIBUTEURS

Le rapport inclus des citations, témoignages et/ou des photos de plusieurs insulaires qui ont participé aux consultations, y compris Jérémie Buote qui représentait Jeunesse acadienne et francophone de l’Î.-P.-É. et les jeunes entrepreneurs Mathieu Gallant de La Fromagerie et Jérémie Arsenault de Simple Feast Catering. On y voit aussi plusieurs images d’étudiants des écoles Évangéline et François-Buote puis du Collège de l’Île.

Le directeur général de RDÉE Canada, Jean-Guy Bigeau, ainsi que des représentants d’autres RDÉE provinciaux, sont également cités.

De plus, le rapport souligne la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la petite enfance, qui demeure toujours une priorité du RDÉE.

On peut consulter le rapport https://sencanada.ca/fr/salle-de-nouvelles/les-jeunes-contribuent-a-la-modernisation-de-la-loi-sur-les-langues-officielles/

-30-

PHOTO 1 : La couverture du rapport.

PHOTO 2 : Le Sénateur René Cormier, président du Comité sénatorial, et Stéphane Blanchard, agent de développement économique jeunesse de RDÉE Î.-P.-É.

PHOTO 3 : Jérémie Buote, qui a comparu devant le Comité sénatorial.

PHOTO 4 : L’entrepreneur Mathieu Gallant en discussion avec des membres du Comité sénatorial.

 

Pour de plus amples renseignements :
Stéphane Blanchard
Agent de développement économique jeunesse
RDÉE Île-du-Prince-Édouard
(902) 370-7333, poste 402
stephane@rdeeipe.org