On a appris à mieux gérer le stress au travail

WELLINGTON – le 1 mai 2020 – Les 12 personnes qui ont participé au webinaire « La gestion du stress au travail dans des temps difficiles » le 1er mai ont bien apprécié les suggestions que leur a offertes l’animatrice Josée Gallant-Gordon, conseillère en santé mentale d’Elm Grove Centre.

En plus d’expliquer de bons exercices physiques que l’on peut utiliser pour réduire le stress (comme la respiration diaphragmatique et la détente progressive musculaire), elle a aidé aux participants à changer leur perspective ou mode de pensée lorsque des situations difficiles se présentent. Par exemple, elle a suggéré d’enlever le mot « mais » de nos phrases puisqu’il minimise ce qu’on vient de dire et de le remplacer par « et ».

Elle a aussi parlé de la réaction « lutte, fuite ou geler » que la plupart des gens éprouvent lorsqu’ils envisagent des situations difficiles ; elle a rassuré les participants que toutes réactions de ce genre sont normales.

L’animatrice a indiqué que lorsqu’on passe par des crises – comme celle de la pandémie COVID-19, il est bien normal de constater des symptômes comparables à celles du deuil puisqu’en réalité, tout le monde doit vivre par des pertes de quelques sortes : le déni, la colère, la tristesse et le désespoir et finalement l’acceptation. Elle trouve qu’il est important de se laisser vivre à travers toutes ces émotions.

Dans cette situation effrayante, « Les gens ont parfois même peur de la peur ; ils ont peur de se laisser sentir leurs émotions, » a mentionné Mme Gallant-Gordon. Elle a ajouté que de telles anxiétés se manifestent souvent par des symptômes physiques.

Elle a suggéré qu’en tenter de gérer une crise, il est toujours préférable d’y aller de façon stratégique (qui prévoit des méthodes qui apporteront des bénéfices à long terme) que d’y aller de façon tactique (qui est très réactif et qui donne souvent que des résultats à court terme).

Ce webinaire a été présenté gratuitement par la Chambre de commerce acadienne et francophone de l’ÎPÉ et le Centre d’action rural de Wellington, en collaboration avec son commanditaire, le Réseau Santé en français ÎPÉ.