
SUMMERSIDE – le 8 octobre 2026 – Même alors que ces temps économiques sont très incertains en raison de la guerre de tarifs et autres facteurs, le sous-gouverneur de la Banque du Canada demeure confiant que l’économie canadienne survivra, surtout parce qu’il sait que les entrepreneurs canadiens sont résilients et trouveront des moyens de moyenner.
Adressant la parole lors d’un déjeuner de la Chambre de commerce du Grand Summerside jeudi matin, devant environ 100 personnes d’affaires, le sous-gouverneur Toni Gravelle a indiqué que son institution fait tout ce qu’elle peut pour ne pas permettre le taux d’inflation d’augmenter trop. Sa banque espérait qu’on pourrait le garder à une moyenne canadienne d’environ 2,25 pour cent pour cette année, mais il parait qu’il se rendra à 3 pour cent, principalement en raison des hauts prix d’essence et d’huile. Pour l’Île, le taux sera d’environ 4,4 pour cent, prévoit-il.
Tout cela est compliqué puisque les gens et les entrepreneurs, face aux incertitudes du marché, dépensent moins ou attendent à voir ce qui va se passer avant d’acheter de nouveaux équipements ou machineries ou d’embaucher de nouveaux employés, a-t-il signalé dans son adresse générale.
FIRESIDE CHAT

Là, lors d’une discussion de style « fireside chat » avec le président de la Chambre, Sam Sanderson, le sous-gouverneur a répondu à plusieurs questions intéressantes et diverses des membres de la Chambre.
M. Gravelle a signalé que les exportations canadiennes d’huile et d’essence ont augmenté considérablement, ce qui génère plus de revenus pour l’économie canadienne. De plus, le secteur de la défense est à investir des sommes importantes dans des projets majeurs d’un bout à l’autre du pays, ce qui génère de bonnes retombées.
Pour ce qui est du marché du travail à l’Île, on avait vu une augmentation de 2,5 % l’an dernier, même après les restrictions sur l’immigration. Cette année, il prévoit que le chiffre sera un peu plus bas.
Le secteur relativement nouveau de l’intelligence artificielle – et plus particulièrement l’industrie technique qui le supporte – se positionne pour générer considérablement de revenus. On produit beaucoup de cuivre et de « transformers » électriques qui peuvent être exportés partout au monde pour cette fin. Mais M. Gravelle avoue que toute cette industrie est un peu dans une « bulle » qui gonfle très vite et qui devient un peu précaire.
Pour ce qui est de la productivité des travailleurs, M. Gravelle a indiqué que la vaste majorité des « baby-boomers », dans leurs dernières années sur le marché du travail, étaient très productifs. Et là, quand ils sont partis à la retraite en masse, on a immédiatement ressenti une diminution marquante dans la productivité générale de la force ouvrière. Mais voilà que leurs enfants ont eu le temps de gagner plus d’expérience et sont à rétablir le niveau de productivité qu’on avait auparavant vu.
Selon le conférencier, la meilleure chose que peuvent faire les entrepreneurs en ce moment, c’est de diversifier leurs bases de clientèles et vendre leurs produits à différents pays ou surtout à différentes parties du Canada. Ils devraient explorer d’autres chaines d’approvisionnement (que celles provenant de sources américaines) et tenter de réduire leurs frais de production. Il considère que les petites et moyennes entreprises sont davantage capables d’innover et répondre plus rapidement aux demandes du marché.
